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Les grands noms du chocolat se concentrent dans le Triangle PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 28 Février 2017 06:00

cadiot badieLe quartier des Grands Hommes comptent cinq des meilleurs chocolatiers de la ville. Chacun a son histoire, son identité mais tous ont la même passion.

« J’ai appris à faire du vélo sur le trottoir, devant la boutique. A cette époque, on m’appelait “le p’tit Saunion” », raconte Thierry Lalet. Aujourd’hui, difficile d’imaginer un enfant seul avec son biclou sur le cours Clémenceau, tant le trafic dans cette artère est intense. Ce qui n’a pas changé dans ce coin des Grands Hommes, c’est la présence de cette chocolaterie. « Notre magasin est là depuis 1926. Je suis la quatrième génération à  travailler pour Saunion. Avec la pizzeria Peponne, nous faisons partie des dernières boutiques familiales du quartier ». Thierry Lalet a grandi ici : « ce que je regrette, c’est qu’il n’y ait plus de marché aux Grands Hommes. Avant, c’était comme aux Capucins. Tous les jours, des gens venaient de partout pour acheter leurs fruits et légumes. C’était une vraie aire de jeux pour nous à l’époque » ! 

Le QG des touristes

Le Triangle d’Or attire désormais bon nombre de touristes. « Nous avons toujours nos clients fidèles. Certains reviennent ici avec un brin de nostalgie car ils venaient déjà petit avec leurs parents, raconte Catherine Da Silva, responsable de l’emblématique boutique Cadiot-Badie. Je suis arrivée dans le magasin en 1989. Aujourd’hui, on a beaucoup plus de touristes, notamment quand un bateau s’installe sur les quais quelques jours ! » Lisa et Aline qui gèrent la confiserie Larnicol font le même constat. « Nous sommes installés ici depuis 2009. La plupart des touristes passe par ici parce qu’il y a le Grand Théâtre. Depuis quelque temps aussi, le coin devient de plus en plus gastronomique notamment avec l’arrivée d’Etchebest. »

S’installer dans ce coin de Bordeaux où règnent déjà quelques chocolatiers historiques est un vrai défi qu’a voulu relever David Capy. L’un des meilleurs ouvriers de France a débarqué rue Michel Montaigne en 2012. « Je comptais revenir dans cette ville qui a marqué mon parcours de compagnon. On m’avait dit, aussi, que si je réussissais à Bordeaux, je réussirais partout, raconte l’expert. Il aura fallu un an pour gagner la confiance de nos clients et les fidéliser. » Aujourd’hui, David Capy fait partie de l’élite des grands hommes. 

Une femme parmi les hommes

Mais pour rejoindre ce clan, pas la peine de cumuler le nombre d’années d’apprentissage, ni d’hériter d’un savoir-faire familial. Il n’aura fallu qu’un an à Hasnaâ. La seule femme du clan aura mis du temps à trouver sa voie. « Elle a été mannequin, chef de pub, assistante de direction. Quand elle m’a parlé de son envie de travailler dans le chocolat, j’ai eu un peu peur , raconte son mari en souriant. Aujourd’hui, elle a rejoint les grands : le club des croqueurs lui a décerné l’Award de la chocolatière 2017. Installée rue de la Vieille-Tour depuis un an, l’enseigne apporte sa note chocolatée à ce bout de quartier sucré où se situent le torréfacteur L’Alchimiste et la pâtisserie Pascal avec ses célèbres dunes blanches. « Nous sommes la rue de la gourmandise ! » Et ces voisins sucrés savent allier leurs saveurs. « On propose un chocolat à partir du café de chez L’Alchimiste et l a pâtisserie en propose une avec notre pâte chocolatée. »

Quelle que soit leur histoire, les chocolatiers des Grands Hommes donnent au nom de ce quartier tout son sens…• 

Marie Blanchard

Photo: Chez Cadiot-Badie, la clientèle se compose de Bordelais fidèles et de touristes ©Marie Blanchard / Bordeaux7

 

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