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Chasse aux feux rouges dans la métropole bordelaise PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 20 Février 2017 06:00

300 feux tricolores pourraient être supprimés d’ici cinq ans dans la métropole bordelaise. Ce vaste plan a démarré il y a un an.

Sur la place Gambetta, en haut de la rue Nancel-Pénard, conducteurs de bus, voitures, cyclistes et piétons ont appris à cohabiter depuis fin 2015. Récemment, des feux ont été supprimés sur le cours d’Albret à Bordeaux. A quelques centaines de mètres, à Mériadeck, un giratoire vient de remplacer des feux tricolores.

« Nous avons toujours voulu un dé-densification de la signalisation que les usagers voient moins ou ne voient plus lorsqu’elle devient trop importante », confiait le vice-président de la Métropole en charge des grands projets d’aménagement, Michel Duchène, au journal « Sud Ouest », vendredi. L’objectif est triple.

Un tiers des accidents en ville serait consécutif à un franchissement de feu rouge. «Les usagers qui passent au vert ont un sentiment erroné de sécurité et ne pensent pas à vérifier si personne n’arrive sur une autre voie en ayant grillé le feu rouge», raconte aussi au quotidien Christophe Damas; chargé d’études et expert en conception de carrefours à feux au Cerema.

Trafic plus fluide

La suppression de feux tricolores (et donc aussi du boîtier aux petits bonhomes pour piétons) s’accompagne d’aménagements : priorités à droite, cédez-le-passage, giratoires, plateaux surélevés pour les piétons. Les trottoirs sont également souvent élargis et la chaussée rétrécie, ce qui conduit les conducteurs à lever le pied.

Autre objectif : la fluidité du trafic. La suppression des feux cours d’Albret au carrefour de la rue Elisée-Reclus il y a huit mois a par exemple désaturé la circulation dans le secteur aux heures de pointe.

«Un feu n’est plus crédible quand il oblige les automobilistes à s’arrêter alors qu’aucun piéton ou véhicule ne passe. Cela vous énerve et c’est normal parce que vous ne comprenez pas pourquoi vous ne pouvez pas avancer. Du coup, certains perdent patience et passent quand même», relève Fabrice Magnier, au centre de gestion du trafic à la Métropole dans le quotidient régional.

Le dernier objectif est financier. Chaque carrefour à feux tricolores coûte en moyenne 3 000€ par an à la collectivité. «L’entretien et la consommation électriques des feux coûten tplus cher que leur suppression et les aménagements qui découlent», note Michel Duchène.

Cinq millions d’euros ont été provisionnés dans les deux prochaines années pour accompagner la suppression des feux tricolores dans l’agglomération. Tous n’ont pas forcément vocation à disparaître. Les 75 carrefours les plus accidentogènes de la métropole bordelaise, les feux sur les boulevards et ceux sur les axes où le trafic est très important resteront en place.

Photo : Sur la place Gambetta, piétons et conducteurs partagent la chaussée depuis fin 2015 © ARCHIVES QUENTIN SALINIER / SUD OUEST

 

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