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St-Eloi : Le Labothéâtre La Rousselle pousse les murs PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 07 Juillet 2016 06:00

Mais que sont donc ces petits attroupements devant une porte de garage, certains soirs, à l’angle de la rue de la Rousselle et du cours Victor-Hugo ? Un théâtre, pardi ! Le “Labothéâtre La Rousselle”, qui va profiter de l’été pour s’agrandir.

 

 

Mais que sont donc ces petits attroupements devant une porte de garage, certains soirs, à l’angle de la rue de la Rousselle et du cours Victor-Hugo ? Un théâtre, pardi ! Le “Labothéâtre La Rousselle”, qui va profiter de l’été pour s’agrandir.

Bientôt trois ans que le petit collectif La Rousselle s’est lancé dans l’aventure. Pas celle du théâtre qu’ils pratiquent tous en amateurs éclairés depuis de nombreuses années, mais celle d’une salle de spectacle. Programmation, diffusion, partage du lieu, communication, les membres ont patiemment appris sur le tas... et la “mayonnaise” a pris tant et si bien qu’aujourd’hui, l’équipe a ses fidèles, des demandes d’artistes de l’extérieur, et l’envie de pousser les murs.

« À l’origine, on est une quinzaine réunis autour de deux membres fondateurs, Nicolas Laval et moi, précise David Lellouche. Un petit lieu pour nous, dans l’espace que j’avais acheté au départ pour stocker les percussions que je vends en tant que commerçant. L’idée, c’était de produire au moins une fois par mois un ou plusieurs spectacles, dans l’idéal rien que de la création (les textes d’auteur, c’est trop cher). Mais comme c’est difficile de trouver un lieu pour répéter et jouer à Bordeaux, au fur et à mesure, on s’est mis à accueillir des amateurs voulant passer pro voire des pros pour des rodages de spectacles... Et le projet s’est changé en quelque chose de plus ambitieux. »

Montage de gradins (une jauge de 33 places, qui va passer à 44 après les travaux), achat d’une console et de projecteurs dignes de ce nom... Au bout d’un an, la salle avait déjà une certaine allure et la programmation devenait plus nourrie ; avec la nouvelle vague de travaux elle aura une vraie loge plus un lieu d’hébergement pour de futures résidences.

Compagnies et assos bienvenues
« Ce qui plaît aux artistes, c’est qu’on demande au public un retour sur le spectacle avec des fiches anonymes – bien plus révélatrices que des commentaires oraux. Comme chaque soir est en entrée libre (avec participation au chapeau à la fin), la salle est toujours pleine, c’est mieux pour travailler son rapport au public. Et, vu qu’on attire des spectateurs bien souvent hors des circuits classiques du théâtre, les retours sont très enrichissants. Côté spectateurs, on ne triche pas : on ne peut leur garantir la qualité, mais on peut leur assurer qu’ils auront en face d’eux des artistes qui ont bossé et se donnent à fond. »

Nouvelle étape en août : l’arrivée de services civiques, avec l’objectif de faire mieux connaître le théâtre et en faire un vrai lieu de vie. Déjà, l’asso de créateurs AlmaNoh l’occupe une fois par mois, et ce n’est qu’un début : « Pour être plus ouvert sur le quartier, on lance un appel aux associations à but social ou culturel qui ont besoin d’un lieu à titre gracieux. » •

Sébastien Le Jeune

Chaque mercredi de l'été, Clément Dubéarn joue son one man show « Clément part en saison ». larousselle.fr

 

Photo : David Lellouche, l’un des deux fondateurs du Labothéâtre La Rousselle © SLJ

 

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